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4 grands projets d’assainissement à l’aéroport

Les plus grands projets en 2017

  • Sol
 

1. Extraire le chrome du sol

Nous avons constaté une pollution de la nappe phréatique au chrome hexavalent à hauteur de l’ancien bâtiment de Sabena Technics. Ce chrome provient de fuites qui se sont produites lors de la galvanisation de certains composants d’avions. Pour convertir le chrome toxique en une forme solide, nous avons placé 71 filtres d’injection remplis d’une composition chimique dans une grille sur le terrain. En transformant le chrome hexavalent en chrome trivalent, il ne peut plus se répandre sous terre.


Après 18 mois, il est apparu que le réactif injecté avait eu un effet insuffisant. Nous avons donc lancé un nouveau test pilote avec un dosage adapté durant les vacances de carnaval et de Pâques 2018. Si le projet s’avère concluant, nous appliquerons cette méthode à l’ensemble de la zone.

2. Protection préventive du sol

En 2017, Cecoforma a remporté un marché public pour l’exploitation de deux stations-services mobiles airside.

Une étude du sol est réalisée à la fin de chaque contrat. Lorsqu’une pollution du sol est constatée, elle doit être assainie par le pollueur. Une étude du sol a donc été réalisée ici aussi. Une odeur de carburant manifeste s’est dégagée durant le test. Environ 30 m³ de sol contiennent de l’huile minérale et des concentrations élevées d’éthylbenzène et de xylène jusqu’à une profondeur de 1,5 mètre. L’assainissement sera réalisé en même temps que les travaux d’infrastructure dans cette zone. Nous prenons également des mesures de prévention afin de mieux protéger le sol à l’avenir.

3. L’oxydation chimique à la rescousse

Une pollution historique, notamment à l’huile minérale, est présente dans le sol et dans la nappe phréatique sur le terrain autour du bâtiment 212. Le noyau central de la pollution a été intégralement excavé en 2016. Pour le traitement de la pollution restante, nous avons lancé un projet pilote reposant sur une dégradation biologique. Il est toutefois apparu que cette méthode ne décomposait qu’une quantité insuffisante d’hydrocarbures chlorés.

Un deuxième test pilote, par oxydation chimique cette fois, a en revanche donné de très bons résultats. Les concentrations de polluants ont ainsi sensiblement diminué. Brussels Airport a donc fait le choix d’utiliser cette méthode pour l’assainissement de la pollution restante.


Comment fonctionne l’oxydation chimique ?

  • Un oxydant, constitué d’ozone et de peroxyde, est injecté en profondeur dans la zone polluée.
  • L’oxydant se répand et décompose les longues chaînes de carbone en produits inoffensifs déjà présents naturellement dans le sol.

4. Dépolluer la nouvelle zone pour y placer le matériel de manutention au sol

La friche située en bordure du poste de stationnement 9 sera prochainement utilisée comme zone pour du matériel de manutention au sol. Durant l’excavation du terrain, nous avons découvert une décharge historique. Les déchets se composent de boues de chaux mélangées à des restes de déchets dangereux. La boue de chaux est probablement un sous-produit de l’usine chimique située dans cette zone dans les années 60. Les travaux ont été immédiatement arrêtés afin de cartographier la pollution. Nous reprendrons les travaux dès que nous trouverons un moyen correct d’évacuation des déchets et que l’étude du sol sera achevée. Comme la pollution s’étend au-delà de la zone de projet actuelle, nous lançons de surcroît un nouveau projet de dépollution du sol. Les déchets seront évacués vers une décharge d’Indaver.

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