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neutralité en CO2

L’Airport Carbon Accreditation niveau 3+ à portée de main

  • Emissions

Réduction de 40 % des émissions de CO2 d’ici à 2030

Notre but est de réduire les émissions de CO2, y compris en 2018. Grâce à des investissements dans notre politique énergétique et au lancement de projets avec divers partenaires externes, Brussels Airport neutralisera les émissions sur lesquelles elle a le contrôle.

L’Airport Carbon Accreditation niveau 3+ à portée de main

En 2030, pas moins de 50 aéroports européens seront neutres en CO2. C’est ce qu’a annoncé le secteur aéroportuaire européen lors de la conférence sur le climat de Paris. En juin 2018, 33 des 133 aéroports participants ont déjà atteint une neutralité en CO2 complète. Pour s’attaquer efficacement aux différentes sources d’émissions, celles-ci sont systématiquement réparties en trois 3 catégories :

  • Niveau 1: véhicules d’entreprise, production d’énergie, déchets et installations d’épuration d’eau.
  • Niveau 2: énergie achetée.
  • Niveau 3: mobilité des collaborateurs, matériaux achetés et émissions des partenaires externes.

L’Airports Council International, l’organisation professionnelle du secteur, incite les aéroports à participer au programme Airport Carbon Accreditation.

Le programme Airport Carbon Accreditation repose sur 2 piliers stratégiques : les membres contribuent à réduire leur impact sur le climat et à s’adapter aux changements climatiques. Brussels Airport a déjà obtenu le niveau 3 du programme Airport Carbon Accreditation pendant 6 années consécutives, mais s’efforcera d’atteindre en 2018 le niveau le plus élevé : le niveau 3+, c.-à-d. une neutralité en CO2 complète de ses propres émissions (niveaux 1 & 2).

1

Établir un bilan CO2
Pour atteindre le niveau 1, les aéroports doivent calculer l’empreinte carbone des activités qu’ils contrôlent (niveaux 1 et 2) et la faire vérifier par un auditeur externe.

3

Impliquer les partenaires
Le niveau 3 contraint les aéroports à mesurer également les émissions dont ils n’ont pas le contrôle (niveau 3) et à établir une politique commune. Concrètement, cela signifie collaborer étroitement avec les partenaires externes.

Les 4 niveaux du programme Airport Carbon Accreditation

2

Réduire les émissions de CO2
Après le calcul de l’empreinte carbone, les aéroports doivent également mettre en place des mesures de réduction locales et efficaces – c’est la seule manière d’atteindre le niveau 2 de Airport Carbon Accreditation.

3+

Atteindre la neutralité en CO2
Pour atteindre le niveau de certification 3+ tant convoité, les aéroports doivent encore réduire leurs émissions et compenser les émissions résiduelles des niveaux 1 et 2, de manière à ce qu’ils soient neutres en CO2 dans ces niveaux.

Objectif en 2030 -40% CO2
Résultat en 2017 -34% Par rapport à 2010

Notre objectif d’opérer de manière neutre en CO2 ne cesse de s’approcher. Pour compenser les émissions résiduelles des niveaux 1 et 2 – et obtenir le niveau Airport Carbon Accreditation 3+ tant convoité –, Brussels Airport soutient le projet climatique Saving Trees en Ouganda.

Une politique d’émissions qui a un impact

Antoine Geerinckx et Eric Dierckx de CO2logic

En 2010, Brussels Airport s’est fixé un objectif ambitieux : réduire ses émissions de CO2 de 20 % d’ici à 2020. Comme nos émissions de CO2 avaient déjà baissé de 34 % en 2017, nous avons décidé de fixer un nouvel objectif : réduire de 40 % notre impact carbone d’ici à 2030 par rapport à 2010. Comment allons-nous procéder ? En limitant autant que possible l’utilisation de combustibles fossiles. Nous stimulons également les entreprises aéroportuaires actives à Brussels Airport à réduire leurs émissions de CO2. Et ces mesures portent leurs fruits car, en 2017, nous avons produit quelque 8 % de CO2 en moins qu’en 2016.

Nous nous sommes entretenus à propos de la compensation des émissions CO2 et de Saving Trees avec le fondateur et CEO de CO2logic, Antoine Geerinckx, et le directeur général de l’entreprise sœur Naturalogic, Eric Dierckx.

Read the interview

Sauver des arbres en Ouganda

95 % de la population ougandaise emploie chaque jour du bois et du charbon de bois pour cuisiner. Conséquence ? Un déboisement systématique de la forêt tropicale. Le projet Saving Trees lutte contre ce déboisement en rompant la dépendance au bois et au charbon de bois. CO2logic produit chaque année, avec le soutien de Brussels Airport, des milliers de fours de cuisson efficaces en énergie en Ouganda afin de permettre à la population locale d’économiser du bois. Les cuisinières sont plus efficaces de 40 à 50 % et permettent à un ménage d’économiser jusqu’à 75 euros par an – soit environ un quart du revenu annuel moyen. C’est donc bénéfique à la fois pour l’environnement et pour l’économie locale.

L’impact de Saving Trees en Ouganda

  • +0 millions

    d’arbres sauvés
  • +0

    cuisinières en service
  • +0

    tonnes de charbon de bois économisées
  • +0

    tonnes de CO2 en moins

Les femmes bénéficient de plus de temps libre

Un ménage économise jusqu’à 75 € par an, un quart de son revenu annuel moyen

Toute une série de bénéfices associés

Brussels Airport a délibérément opté pour un projet qui fait plus qu’économiser du CO2 et protéger des arbres. Saving Trees réduit sensiblement la pression sur les femmes en Ouganda. Elles sont souvent chargées de ramasser le bois et de préparer les repas. Grâce à l’efficacité de ces petits fours, elles se libèrent du temps et économisent de l’argent pour l’éducation et la scolarité de leurs enfants et d’autres projets enrichissants. Les appareils modernes produisent aussi moins de gaz nocifs à l’intérieur des habitations et protègent ainsi la santé de l’ensemble du ménage. De la sorte, nos efforts soutiennent tout un éventail d’objectifs de développement durable (Objectifs des Nations Unies) : lutte contre la pauvreté et inégalité sociale, mais aussi protection de la biodiversité.

La durabilité n’est plus coûteuse. Les économies d’énergie peuvent même rapporter énormément.

Quelle est l’activité principale de CO2logic ?

Antoine: « Nous aidons les entreprises à réduire leur impact écologique. Nous le faisons toujours en 4 étapes : tout d’abord, nous calculons l’empreinte carbone actuelle, ensuite nous essayons de réduire les émissions sur le plan local, puis nous aidons les entreprises à compenser leurs émissions résiduelles ailleurs, et enfin, nous aidons nos clients à communiquer correctement à ce sujet. »

Comment calculez-vous l’empreinte carbone d’une entreprise ?

Eric: « Nous utilisons des facteurs de conversion conformes aux dernières normes ISO et au Greenhouse Gas Protocol. Nous convertissons pour ce faire tous les gaz à effet de serre qu’une entreprise émet en équivalents CO2. Vous obtenez de cette manière l’impact climatique de toutes les sources possibles de CO2 (notamment la consommation d’électricité et la combustion de combustibles fossiles) en 1 chiffre comparable. »
Antoine: « Ce dernier est actuellement très important. Comme tout peut être résumé en 1 seule unité, notre travail est accessible et il est plus facile de travailler avec des équipes de différents départements. Qui plus est, nous pouvons également lier un prix de revient à une quantité de CO2. Nous aidons de la sorte les entreprises à fixer rapidement et efficacement des priorités. La durabilité est-elle chère ? Plus maintenant, car si vous prenez des mesures au bon endroit, les économies d’énergie peuvent même rapporter énormément. »

Que faites-vous concrètement pour Brussels Airport ?

Antoine: « Brussels Airport avait déjà calculé ses émissions de CO2 avant notre arrivée et avait entrepris des efforts pour réduire ce chiffre d’année en année. L’aéroport nous avait contactés spécifiquement pour l’aider dans la transition du niveau 3 vers le niveau 3+ dans le cadre du programme Airport Carbon Accreditation. Cette étape implique que Brussels Airport doit compenser ses émissions résiduelles en soutenant des projets climatiques ailleurs. Nous appelons cela la compensation carbone. Dans le cas de Brussels Airport, il s’agit en l’occurrence de quelque 18.174 tonnes de CO2 pour l’année 2016 – l’équivalent de grosso modo 102 millions de kilomètres parcourus en voiture. »

Quel genre de projets climatiques menez-vous ?

Antoine: « La plupart de nos projets climatiques se situent dans des pays en voie de développement parce que les investissements y ont un effet plus grand qu’en Europe. Dans les pays en voie de développement, quelque trois milliards de personnes cuisinent encore au bois ou au charbon de bois. Une consommation qui favorise la déforestation. »
Eric: « La forêt tropicale est cruciale pour notre climat et vous observez dès maintenant l’effet de la déforestation dans les longues sécheresses en Amérique du Sud et en Afrique. Nous essayons de prévenir les problèmes. »
Antoine: « Nous distribuons de petits fours peu énergivores et aidons la population locale à économiser de 40 à 50 % de bois et de charbon de bois. Qui plus est, lors de la cuisson, il y a un moindre dégagement de fumées – ce qui est bon pour la santé de tous. Si vous plantez des arbres sans prendre le problème à sa source, les gens iront simplement abattre ailleurs… »

Nos fours consomment jusqu’à 50 % de bois en moins.

Pourquoi êtes-vous actifs surtout en Afrique ?

Antoine: « C’est hélas en Afrique que vous trouvez les pays les moins développés. La déforestation n’y est d’ailleurs pas liée à une absence de volonté politique, mais à la pauvreté et à une croissance démographique galopante. La population doit y brûler massivement du bois pour pouvoir préparer des aliments en toute sécurité. »
Eric: « Le potentiel pour l’Afrique est gigantesque. En Europe, bon nombre d’entreprises ont déjà atteint une sorte de plafond. Elles doivent payer des milliers d’euros pour économiser 1 tonne de CO2. En Afrique, vous pouvez économiser plusieurs tonnes de CO2 pour la même somme. Pour la nature, une tonne de CO2 en Europe ou en Afrique a la même valeur, car cela a le même impact sur notre atmosphère. »

Comment gérez-vous des projets sur un autre continent ?

Antoine: « Tout commence chez nos interlocuteurs locaux. Avant de lancer un projet, nous nous rendons sur place pour trouver des partenaires fiables. Ou ce sont eux qui nous trouvent, car nous nous sommes entre-temps déjà forgé une solide réputation. Souvent, ils ont de petits projets climatiques en cours. Nous les aidons avec la certification. De la sorte, leurs réductions de CO2 sont officiellement reconnues et nous pouvons offrir des garanties fiables aux entreprises. Mesurable et contrôlable – tels sont nos principes de base. »
Eric: « Nous avons 2 collègues qui se rendent en Afrique 3 fois par an afin d’y assurer le suivi de projets locaux. Il faut voir nos projets en vrai pour en comprendre le contexte complet. »
Antoine: « Pour nos fours, nous essayons de collaborer au maximum avec des ateliers locaux et nous utilisons uniquement des matières premières locales. Nous développons ainsi, tous ensemble, une chaîne courte et forte. »

Que réserve l’avenir à CO2logic ?

Antoine: « Notre travail ne s’arrête jamais, car il y aura toujours des émissions de CO2. Le CO2 coûte de l’argent à la société et constitue un danger pour les générations futures. Nous voulons aider les entreprises à assumer ce coût, tout comme elles le font avec leurs pertes et profits. C’est logique, non ? »

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